Les échappées inattendues du CNRS : La nature, ingénieure de notre futur
When: 26.09.2026 17:00
Where: 48.859839, 2.403227
Organizer: Admin
Trois micro-conférences sur la bioinspiration :
Nos scientifiques vous embarquent, à travers trois micro-conférences de 10 minutes, dans les coulisses de la bio-inspiration : découvrez comment, de la ville de demain au nettoyage des océans, la recherche puise son inspiration dans les formes et les stratégies du vivant, cet intarissable laboratoire d’idées, pour relever le défi d’innover autrement !
Les Échappées inattendues du CNRS, ce sont des événements et des rencontres ouverts à toutes et à tous à côté de chez vous pour débattre, expérimenter, explorer et échanger avec les scientifiques. Le temps d’une soirée, d’un débat ou de quelques minutes seulement, elles proposent de questionner notre société, ses transitions, l’état des connaissances, les grands enjeux planétaires, l’innovation, et plus encore.
Construire la ville de demain avec le vivant
Par Natasha Chayaamor-Heil, architecte et chercheuse en stratégies biomimétiques à l’ENSA Paris-La Villette
Comment limiter l’étalement urbain en s’inspirant de la capacité des protéines à changer de forme ? Comment les manchots nous apprennent-ils à mieux protéger nos bâtiments du froid ? Tant d’exemples qui illustrent le potentiel du biomimétisme en architecture ! Longtemps centré sur l’observation des performances du vivant pour développer des solutions innovantes, il évolue désormais vers une approche globale et animée par des préoccupations sociales et écologiques. Il n’aspire plus seulement à imiter la nature, mais à concevoir des bâtiments et des villes inscrits dans un dialogue constant avec les habitants et le vivant afin de favoriser la biodiversité et de répondre aux enjeux sociaux et climatiques.
Natasha Chayaamor-Heil
Natasha Chayaamor-Heil est architecte et chercheuse en
stratégies biomimétiques appliquées à l’architecture et à l’urbanisme au sein
du laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement (LAVUE, CNRS/ENSA
Paris-La Villette/ENSA Paris-Val de Seine/Université Paris 8 Vincennes
St-Denis/Université Paris Nanterre). Elle nourrit une réflexion sur les processus par lesquels les sociétés transposent des phénomènes observés dans le vivant à la conception architecturale et à l’aménagement de l’espace urbain. Par ailleurs, elle interroge, en prenant en considération les spécificités culturelles des territoires, la manière dont les activités humaines façonnent la nature.
Les mousses à la rescousse !
Par : Florence Elias, physicienne à l’Université Paris Cité
Et si l’une des pistes pour lutter contre la pollution des océans sommeillait dans l’écume des vagues ? Lorsque certaines conditions sont réunies, des mousses marines en mesure de concentrer des particules polluantes se forment sur les littoraux. Par leur capacité à filtrer des microplastiques, mais aussi des microalgues dont les toxines peuvent engendrer des troubles intestinaux ou neurologiques, elles inspirent aujourd’hui le développement de mousses artificielles biocompatibles destinées à contribuer au nettoyage du milieu marin.
Florence Elias
Florence Elias, enseignante à l’Université Paris Cité et chercheuse au laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes (
(PMMH, CNRS/ESPCI Paris – PSL/Sorbonne Université/Université Paris Cité), étudie les fluides complexes, la matière molle, et notamment les mousses liquides.
Ce que les libellules apprennent aux drones
Par : Camille Aracheloff, physicienne au CNRS
Au tournant de la Renaissance, Léonard de Vinci imaginait l’ornithoptère, machine volante munie d’ailes battantes, dans l’espoir que l’humain puisse s’élancer dans les airs en reproduisant le vol des oiseaux. Aujourd’hui encore, le vivant ne cesse d’inspirer des innovations en aéronautique : et si les libellules, par leurs prouesses aériennes – leur formidable endurance, leurs acrobaties, leur capacité à réaliser un vol stationnaire ou à adapter leur vol après que leurs ailes ont subi des dommages – étaient la clé pour concevoir des drones plus agiles et plus résistants ?
Camille Aracheloff
Camille Aracheloff est chercheuse à l’Institut Pascal (CNRS/Université Clermont Auvergne). Elle a réalisé une thèse en biomécanique consacrée aux mécanismes de vol des libellules à l’Institut de Systématique, Évolution et Biodiversité (ISYEB, CNRS/EPHE – PSL/MNHN/Sorbonne Université/Université des Antilles) et au laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes (PMMH, CNRS/ESPCI Paris – PSL/Sorbonne Université/Université Paris Cité). Dans ce cadre, elle a étudié comment la morphologie des ailes de libellules influence leurs performances de vol afin d’explorer les applications possibles dans la conception de drones bio-inspirés.
Événement présenté par Nina Pointeaux, chargée de médiation scientifique au CNRS.
Inscription indispensable : https://bibliocite.fr/evenements/ ou au 01 44 78 80 50
; Crédits : CNRS
Tags: bioinspiration, urbanism, innovation, architecture
Source: https://www.paris.fr/evenements/echappees-inattendues-la-bioinspiration-114746
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